5 juin 2010

It's gonna be Legend... wait for it.. dary ! Legendary !!

Comme annoncé dans le message précédent, nous allons vivre dans le quartier du plateau.

Mais qu’est ce que ça peut bien être et à quoi ça peut bien ressembler de vivre dans un quartier comme ça ?

Passons déjà en revue les différents quartier qui composent Montréal, par analogie avec ceux de Paris, on devrait vite avoir un aperçu de la configuration générale de la ville.

Il y a déjà ce qu’on appelle le Centre-Ville. C’est essentiellement un quartier d’affaire et de commerces. On pourrait dire que c’est un mix entre La Défense et les Grands Boulevards.

Ensuite, vient le Vieux-Montréal. C’est ici que les premiers colons se sont installés pour fonder Ville-Marie l’ancien nom de Montréal. Pour la petite histoire, on raconte que Ville-Marie a été bâti sur les ruines d’un village iroquois nommé Hochelaga. Cependant, on ignore encore l'emplacement précis de ce village alors qu’on sait précisément où a commencé la colonisation française.

En tant que quartier historique, le Vieux-Montréal est un peu comme notre Île de la Cité. Très touristique et lieu idéal de balade le dimanche.

Ensuite viennent les quartiers typiques : Chinois, Gai, Juif et bien d’autres... Faut-il préciser leur homologue parisien ? Une exception ici : Little Italia, un quartier Italien qui n’as certainement pas d’équivalent à Paris.

Je rajouterai cependant que le « typique » de Montréal n’a vraiment rien à voir avec le « typique » de Paris. Ainsi, on peut se balader dans le 13ème arrondissement et ignorer qu’on est dans le quartier Chinois. Il suffit de faire abstraction du nombre de restaurant Viet, Thaï, au m2. A Montréal, ce serait un peu difficile de faire de même, à moins d’être aveugle.

La preuve en image.


Avant de passer au Plateau, on citera également les quartiers de Westmount et Outremont. C’est là où il y a les gros riches !

Entre les deux, pour s’y retrouver c’est facile. A Westmount c’est les gros riches anglophone. A Outremont, c’est les gros riches francophones. Et puis comme ils parlent français, ils sont quand même un peu moins riches.

Je terminerai cette partie descriptive des quartiers de Montréal par celui qui nous intéresse le plus : le Plateau.

Topographie : c’est plat.

A l’inverse de beaucoup de quartier de Montréal qui ont parfois un relief très marqué (proximité avec le Mont-Royal oblige), le Plateau est un quartier plat comme un pancake. Est-ce là l’origine de son nom ? Je ne saurais dire.

Population : que du beau monde.

Artistes, chanteurs, écrivains, le Plateau est un quartier qui visiblement inspire. Depuis les années 60-70, beaucoup de personnalités notoires comme Michel Tremblay, ou Yves Beauchemin (notoire au Québec, évidemment) y ont élu résidence.

Plus généralement, c’est un quartier résidentiel à (très) forte tendance francophone. Les maudits Français (lambda y compris) adorent s’y installer.

Architecture : beaucoup de caractère.

L’habitat standard du Plateau est constitué de duplexes ou triplexes. Attention, on parle ici des immeubles et non des appartements. Il faut donc comprendre que les bâtissent font un ou deux étages. La particularité ce sont ces escaliers extérieurs en colimaçon qui permettent d’accéder à chacun des appartements. Point ici de parties communes, lorsque l’on passe la porte d’entrée, on est directement chez les gens.

Notes : Je ne connais pas la fille sur la photo, c'est juste un exemple.

Atmosphère et vie de quartier : c’est sympa !

La Plateau est le quartier de Montréal où la densité par habitant est la plus forte. C’est également celui où le nombre de voiture est le plus faible. Tout se fait donc en vélo, et pour ceux qui aiment, en roller !

Qu'on ne s'y trompe pas, même si la densité est forte pour Montréal, on reste loin, mais alors très loin, des standards parisien. A ma connaissance (totalement biaisée et subjective), il n'y a pas d'équivalent à Paris intra-muros tant le calme et la tranquillité y règnent.

Le quartier est traversé par les rues St-Denis, St-Laurent et Mont-Royal qui regroupent, parait-il, les bars, restaurants, cafés et boîtes les plus sympa de la ville (on vérifiera par nous même, c’est une promesse).

Enfin, je précise que le quartier est collé au Mont-Royal. En quelques dizaines de minutes à pied, on se retrouve en pleine nature pour un pique nique au soleil (ok, là, je crois que j'en fait un peu trop).

J’espère que cela vous donnera envie de venir passer quelques jours dans notre futur paradis à nous ! On a hâte d’y être. Rendez-vous le 1er Juillet pour les photos !

Et pour ceux qui se demande qu'est ce que c'est que ce titre bizarre... rendez-vous ici.

A vous,

...une nouvelle vie !

« Le temps n’est pas encore aux affirmations et aux certitudes » disait le dernier message publié sur ce blog. Ce samedi 5 juin, il semble que le temps est venu d’annoncer les grandes nouvelles.

Le match commença ainsi. Une recherche d’appartement, de nombreuses visites, des options prises sur certains.

Et puis un beau jour, la visite d’un appartement sur le plateau (voir message suivant) et quelques tractations monétaires nous ont permis de signer le bail d’un magnifique 4 1/2 à 10 minutes du métro. C’était jeudi dernier à 15H.

Déjà 1 - 0

Ensuite, après un processus de recrutement marathon de 4 entretiens, Colombe a obtenu un job dans d’une société de conseil informatique. Un mois après notre arrivée sur le territoire canadien, on peut saluer l’exploit. C’était jeudi dernier à 17H.

Et 2 - 0

Alors on attends que Guillaume fasse de même. C’est a priori en bonne voie mais on ne sait jamais ce que l’on peut trouver sur son chemin.

Le 3 - 0 n’est pas loin...

A vous,

3 juin 2010

Et ce fut le début d'...

Recommencer une nouvelle vie c’est un peu comme jouer aux échecs. On place ses pions. On manoeuvre. On prévoit ses actes avec trois coups d’avance se préparant à affronter n’importe quelle situation.

Puis viens le temps de l’offensive. On écris des emails, on appelle, on prend contact. Parfois, et même souvent, on tombe sur une impasse. Tout est à refaire. Parfois, des portes s’ouvrent et la partie continue sous un tout nouvel angle.

Tout ce jeu peut durer des semaines, peut être même des mois, avant la victoire : l’échec et mat. Le jour où commence une nouvelle vie, c’est le jour où on l’on trouve un toit à soit pour dormir la nuit, et un travail pour payer son toit.

Alors, quand on sent arriver ce jour, on est fébrile. Tout à l’intérieur de soit fourmille à cette simple pensée. On en rêve. On en parle jusqu’à avoir tout dit. Quand on a tout dit, on recommence. Toutes nos pensées sont mobilisés vers ce moment unique.

Colombe et moi, nous sentons très nettement arriver ce jour... Je n’en dit pas plus pour le moment.

On dit souvent : quand on change de situation, on sait ce qu’on laisse, on ne sait pas ce que l’on trouvera. Alors comment juger du bien fondé de sa démarche ? Comment peut-on rationnellement se dire que ce que l’on est en train de faire est bien.

La réponse est toute simple et n’a rien de rationnelle : on l’a fait parce qu’on en a envie.

Oui, en avait envie de venir au Canada. On avait des espoirs, des rêves. On se voyait bien vivre là-bas, tout en ne sachant rien ou presque ce que c’est que vivre au Canada.

Aujourd’hui, et puisque le jour où l’on commence une nouvelle vie semble être si proche, Colombe et moi avons presque résolu tout nos mystères. Nous savons presque ce que nous allons trouver ici. Nous allons vraisemblablement connaitre ce que c’est que de vivre au Canada.

Mais encore une fois, je n’en dis pas plus pour le moment.

Le temps n’est pas encore aux affirmations et aux certitudes.

A vous,